Il était une bergère

Yves Deloison et Stéphanie Maubé publient Il était une bergère aux Editions du Rouergue (Actes Sud). L’histoire d’une reconversion hors du commun. Une plongée sans concession en monde agricole.
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© Julien Benhamou

Peut-on vivre d’un élevage à taille humaine ? Que nous dit le métier d’éleveur de notre relation au monde animal ? Quel est l’impact des modes d’attribution des subventions et de la politique des quotas ? Comment résister à l’industrialisation de l’agriculture ? Alors que la pratique même de l’élevage est aujourd’hui contestée, Stéphanie Maubé, éleveuse militante qui défend une agriculture à hauteur d’homme pour une alimentation de qualité, apporte sa contribution au débat.
Son histoire est hors du commun.

Reconversion radicale

Parisienne née sur l’île de la Cité, elle menait carrière dans l’audiovisuel et le graphisme jusqu’à sa rencontre avec un éleveur de moutons dans le Cotentin. Une révolution ! À trente ans, elle décide d’une reconversion radicale. Aujourd’hui, elle produit des agneaux de grande qualité, valorisés dans la filière haut de gamme d’une poignée de restaurateurs et de bouchers. Mais rien n’est facile pour cette néopaysanne. Pour équilibrer financièrement son exploitation, il lui faudrait trois cents brebis. Elle en a cent. Elle compense par des activités annexes : production de plantes aromatiques et création d’une marque collective pour valoriser la laine normande.

Deux ans d’enquête

Journaliste et écrivain, Yves Deloison l’a suivie dans son travail quotidien, dans ses questionnements, dans ses échanges avec d’autres agriculteurs et des personnalités telles que Jocelyne Porcher, spécialiste de la relation de travail avec les animaux, ou Stéphane Travert, ancien ministre de l’Agriculture et député de la Manche. Il fait émerger la parole iconoclaste d’une bergère se battant contre vents et marées pour l’avenir d’un métier qui reste en accord avec ses valeurs.

Sortie le 12 février 2020
Voir le communiqué de presse

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