Démarrer une nouvelle carrière à 50 ans ou plus

SeniorsactifsPour beaucoup, se reconvertir après 50 ans est mission impossible. Certes, il n’est pas simple pour un senior de changer de job ou de métier. Mais dès lors que le nouveau projet est solide, il existe des tas de solutions pour atteindre ses objectifs. En outre, l’âge et l’expérience offrent bien des avantages. Conseils et pistes pour rebondir en beauté !

« J’ai déjà changé et je ne compte pas en rester là, annonce Martine, fidèle de toutpourchanger.com. J’ai 56 ans, je sais enfin ce que je veux. Et je vais le faire ! Il y a un an, après 32 ans chez le même employeur, j’ai négocié une rupture conventionnelle avantageuse de mon contrat. Grâce au DIF (Droit individuel de la formation), je bénéficie d’un accompagnement à la création d’entreprise. Mon but : ouvrir une librairie. En parallèle, je vends mon appartement parisien pour m’installer dans ma région d’origine, la Bretagne. Et si mon projet rate, j’aurai au moins essayé, et il me restera la mer ! »

Changement subi ou choisi

Pour Martine, pas question de se laisser aller malgré la retraite possible dans un horizon proche. Comme elle, de plus en plus de seniors – près d’un tiers des Français ont plus de 50 ans, soit 20 millions de personnes* – profitent d’une rupture de contrat subie ou choisie pour entreprendre ou s’engager dans une nouvelle voie. Libérés des contraintes familiales et le plus souvent en bonne forme physique, ils craignent de moins en moins de changer de vie à 50 ans, afin d’accomplir ce qu’ils n’ont pas eu le temps de réaliser auparavant. L’espérance de vie croissante y est pour beaucoup mais pas seulement. En effet, l’ouverture des droits à la retraite oblige à travailler de plus en plus longtemps. Au point que changer de job à 60 ans devient envisageable.

Trop vieux pour s’engager dans un nouveau projet de vie ?

Bien sûr, quand les années passent et qu’on n’y est pas préparé, subir le changement d’emploi se vit rarement bien car, c’est un fait, les perspectives de reconversion se font plus rares. Nul n’ignore les difficultés que rencontrent les seniors en matière de recherche d’emploi. Pour eux, trois fois moins de chance de décrocher un job. Au-delà des chiffres, on ne peut nier les obstacles qu’ils rencontrent et la discrimination dont ils font l’objet. C’est aussi la période où l’on craint de voir nos aptitudes physiques et intellectuelles diminuées. Alors, trop vieux pour s’engager dans un nouveau projet de vie ?

Des solutions pour changer de métier

Être conscient des limites et des freins imposés par l’environnement ou par l’âge n’empêche pas de vouloir démarrer coûte que coûte une autre carrière. Pourquoi ne pas chercher un nouveau job, devenir consultant, ouvrir un restaurant ou créer des chambres d’hôtes ? Attention cependant, transformer son logement en maison d’hôte nécessite de mesurer les contraintes réelles que cela impose ; d’ailleurs, il n’y a pas de place à l’improvisation, quel que soit le projet envisagé. Avant de changer de métier, testez-vous ! D’autant que la période d’exercice à venir se révèle plus courte et laisse peu d’opportunité de rebond en cas d’échec. S’en relever est donc plus difficile. En dehors de cette recommandation, se lancer à 50 ou à 60 ans, ça n’est pas simple mais c’est possible !

*Chiffres Insee / Notre Temps

 

17 commentaires

  1. tesson

    c’est rassurant et en même temps flippant de voir ces commentaires
    je voudrais savoir s’il existe une formation diplomante (dans les 1000heures)dans le domaine du graphisme par informatique débouchant sur du plan (autocad, DAO)ou de l’info graphisme même quand on a 52 ans passés et une reconnaissance d’handicap

  2. nouri

    je suis a la retraite invalidite .mon mari travaille depuis 22 ans .nous avons 48 ans .nous aimerions faire les marcher sur les communes vivre au bord de mer pour ma sante.es que mon mari a 65 ans aura sa retraite puisse qu il a travaille

  3. PARFUMS YVES TANGUY

    Bonjour,

    Je suis dans une situation très ambigue, après 24 ans dans la même entreprise, mon chef de service, m’a fait comprendre avec élégance et beaucoup de tact et de prudence, sans risques pour lui, à la suite de mon entretien annuel, qu’il fallait que je pense à m’a reconversion, mais en dehors de la société …. !!!! j’ai bien compris le message : le sénior : DEHORS, donc à la suite de cet évenement j’ai eu une multitudes de problèmes physiques, financiers, et autres….. UNE DESCENTE AUX ENFERS .
    Je suis donc tomber dans les bras de mes filles car évidement DEPRESSION !!!
    Un psy me suit à la demande de mes enfants et je suis en arrêt de travail depuis quelques mois !!! cet état  » végétatif «  » ne me construit pas et je cherche à savoir si je peux me mettre en AUTOENTREPRENEUR, vis à vis de mon employeur sans riques pour moi j’ai 54 ans !!!! mon projet est-il une bonne idée ??? Pouvez- vous SVP m’aider à m’orienter dans cette solution !!!!
    Merci beucoup
    Cordialement
    FED

  4. hardy3737

    Sujet aussi vaste qu’une jungle impénétrable ! Mais il y a plein de solutions et pour tous les ages et compétences. je viens de m’inscrire sur des sites de franchises et d’offres d’emploi. L’un d’entre eux m’a paru très simple (c’est pourquoi je le cite…c’est rare) : http://www.buzinesscenter.com
    J’attends des réponses mais faut pas ètre pressé ! Si quelqu’un connait ce site, j’aimerais savoir ce qu’il en pense. Merci

  5. marie

    60 ans comptable en entreprise cherche a faire une formation de formateur pour ma retraite d’ICI a 5ans car j’aurais une petite retraite…donc besoin de travailler….le budget formation est boucle me dit-on comment faire ? D’autant que je fais 39h par semaine…ma boîte va refuser et me mettre au placard…no solution..avez vs une idée, un conseil serait le bienvenu .marie

  6. Poupie

    Bonjour,depuis l’année 2044, j’ai été obligée d’arrêter de travailler.Actuellement, à 53 ans, je suis en congé de longue durée à mi-traitement à cause d’un rhumatisme chronique douloureux et invalidant, des glandes surrénales qui ne refonctionneront plus (dû à un traitement à la cortisone), une hypothyroïdie et une fatigue qui varie selon les jours. De plus,j’ai un époux souffrant de maladie bipolaire importante. Mais tout ceci ne m’empêche pas du tout, bien qu’étant « cataloguée » handicapée…etc, d’être le « Pilier » de la maison et d’avoir très envie d’entreprendre un métier, mais à domicile. A la naissance de mon fils (en 1993), j’ai travaillé à l’Education nationale, sur de nombreux et différents postes, dont le dernier (en 2004) fut à l’Université de Cergy Pontoise où j’étais secrétaire pédagogique (niveau IV) et m’occupais également de 2 centres de Recherche à l’UFR de droit. A la lecture du résumé de ma situation « un peu spéciale », je vous prie de bien vouloir m’aider en me donnant le nom de métiers et/ou le nom d’un ou des blogs/sites où je pourrai m’informer. J’aime beaucoup la psychologie. J’ai pensé au métier de psychologue qu’une psychologue m’avait également conseillé après, bien sûr, une formation sérieuse, par correspondance, mais où ? et comment faire pour travailler ensuite?J’ai, également pensé au métier d’écrivain public mais je ne sais pas comment faire : formation, installation…etc ? J’aurais aussi aimé me « lancer » dans les loisirs créatifs pour enfants et créer un blog. Est-ce que ce « créneau » qui m’intéresse n’est pas illusoire, il y a déjà tant de blogs ? Si cela est possible, que faut-il faire avant (études de marché…etc), comment et où me renseigner? Existe t-il des écoles de formation …etc? Je vous remercie d’avoir lu mon Mail avec attention. J’espère vous avoir résumé le mieux possible ma situation actuelle Car, à présent, rester chez moi me pèse très lourd psychologiquement. Chaque matin, je me sens inutile. Je suis quelqu’un d’actif et de volontaire et même si physiquement, c’est un peu plus difficile que quelqu’un d’autre, cela ne m’empêche pas de faire tout ce qu’il y a à la maison, à mon rythme (j’ai aussi 2 chiens (yorkshire) et 5 chats et chattes qui s’entendent bien, heureusement) et pour tout le reste, je m’organise. Rôles importants pour moi, je m’occupe de mon fils (17 ans), gère les situations urgentes et difficiles quelquefois pour mon époux, …etc. A très bientôt donc de lire vos réponses et merci encore. Surtout, ne me dites pas qu’il n’y a rien à faire!! Je vous souhaite une très bonne journée. Bien cordialement. Brigitte.

  7. Maryne37

    j’ai 63 ans et je veux changer de vie. j’ai une retraite qui me permet de vivre mais j’étouffe. je suis prêt à aider quelqu’un dans un projet maison d’hôte par ex. je suis active, en bonne santé. je suis prête à quitter la france.
    merci à ceux qui voudront bien m’aider

  8. Yves

    @ EOB : D’après le Figaro Magazine du 18 avril dernier, un millier de chambres d’hôtes ouvrent chaque année. Aujourd’hui, il en existe 70 000 contre 4 500 il y a 20 ans.

  9. Yves

    @ Alain90 : Bravo pour ces nouvelles perspectives. Au plaisir de lire le récit de vos nouvelles aventures professionnelles.
    @ EOB : En effet, ouvrir des chambres d’hôtes n’est pas un métier, et dans mon billet, il ne s’agit que d’un exemple parmi tant d’autres. En effet, ça fait fantasmer beaucoup de Français (et pas que des « parigots »), mais ça n’en fait pas vivre énormément. C’est une activité d’appoint qui satisfait ceux qui acceptent les contraintes parfois lourdes. Pour avoir recueilli pas mal de témoignages de ceux qui ont tenté l’aventure, on constate que ça n’est pas simple, que c’est prenant, etc. Donc, peu de places aux « glandeurs »… comme tu dis. J’aborderai ce sujet dans les prochains mois.
    @ Pascale : tu as tout à fait raison de souligner qu’une formation est un des bons moyens qui facilitent une reconversion. Ceci dit, pas toujours facile de trouver les financements. Il existe cependant des posibilités.
    @ Alice : Contribuer à faire évoluer les mentalités sur ce sujet comme sur d’autres est indispensable. Comme tu le dis, un bon moyen de favoriser le changement consiste à observer ce qui se passe ailleurs, là où ça marche mieux de préférence 😉 .

    • Joceline

      Bonjour , en effet comme vous le dites la création de chambres d’hôtes n’est pas la panacée .J’ai personnellement perdu mon emploi à 50 ans gagné mes prudhommes pour licenciement abusif , chose que je ne souhaite à personne car après cette courte satisfaction de droit , non seulement vous avez le handicap de l’âge doublé de celui d’avoir affronté un patron et d’avoir gagné !!!!! la pire des choses car m^m au sein de Pôle emploi , on m’a carrément dit :  » vous , oh! vous cumulez car un patron ne vous embauchera jamais maintenant vous êtes dangereuse … » comprenne qui veut ! j’ai donc créer avec les bras de mon petit mari retraité , 3 chambres d’hôtes qui nous coûté toutes nos économies en modification , sans aucun droit aux subventions ! Après celà il y a le budget installation et matériel vaisselle draps etc ….. puis vient le budget publicitaire , il faut payer et encore payer pour figurer sur le moindre guide sinon ……rien au bout de la ligne ! et pour finir si vous n’habitez pas sur la côte d’Azur ou dans un site très pittoresque , alors là c’est la fin des haricots , car il vous faudra déduire votre chauffage , la note d’eau et la fourniture des petits déjeuners , une fois tout cela payé , il vous reste pour une chambre à 60€ la nuit la modique somme de 20€ net par location et ensuite tout le linge à laver et à repasser et une journée de ménage pour tout remettre en ordre .Voilà la création de chambres d’Hôtes pour 70% des créateurs ! si mon mari n’avait pas de retraite c’était mission impossible ! et en plus je vous passe sous silence les indélicatesses de plus en plus fréquentes des voleurs de serviettes et indélicats qui laisse le chauffage grand ouvert ainsi que la fenêtre qd ils partent en balade et ceux qui vous dégradent votre jolie chambre !voilà le topo pour avoir quelques nomades qui ont envie de tester une chambres d’hôtes chez vous ! après 6 ans d’exercice , j’en suis au bilan comptable de ma poche ! quelle mauvaise idée j’ai eu là !!!!!j’ai 3 chambres qui sont utilisées 3 mois par an et au compte goutte et plus d’économie ! Arrêtons de prendre pour argent comptant la connerie d’émission « Bienvenue chez nous » sur TF1 qui vous montre une télé-réalité factice et mensongère , et arrêtons d’engager les pauvres laissés pour compte dans des voies sans issue ! j’ai 61 ans et j’arrête tout cette année , je ne dépenserai pas plus que je ne gagne ! ça c’est la réalité et c’est du vécu !

  10. alice

    Enfin quelque chose d’encourageant! Encore heureux que l’on puisse se reconvertir à tout âge. Il n’est jamais trop tôt ni trop tard pour changer mais on est toujours un peu frileux sur ce sujet chez nous. J’ai vécu assez longtemps en Scandinavie et là-bas il n’y a aucun problème à changer de voie et de profession à tout âge, même à 60 ans passés. Et ça marche!

  11. pascale

    Au bout de mes 2 mois de chômage je pense à me reconvertir dans la vente d’énergies renouvelables pour l’habitation.
    Loin de la gestion d’un centre de profit pour une entreprise de nettoyage!
    Mais avant de trouver la société qui m’embauchera, je pense qu’une formation aux produits est super nécessaire; donc, là, je suis en train de me renseigner un peu partout pour trouver une formation prise en charge par les ASSEDIC.
    Une reconversion réussie passe aussi par une bonne formation non?

  12. Executieve Office Branleur

    « Pourquoi ne pas devenir consultant, ouvrir un restaurant ou créer des chambres d’hôtes ? »

    Ah ah le mythe des chambres d’hôtes… Ou le rêve de quitter une grosse agglomération, avec un job de merde, des horaires insupportables et un cagibi en guise de logement, pour vivre agréablement à la campagne, dans une grande maison avec un grand terrain pour les enfants et un métier sympa de contact…

    Mais chambre d’hôte c’est pas un métier. C’est le moyen d’assurer des revenus pour entretenir une grosse batisse. Si on s’en sort bien, et peu sont dans ce cas, ça peut être un revenu complémentaire : qqs petites centaines d’€… Pas plus. C’est du fantasme de parigot.

    Déjà ceux qui ont acheté une ruine et l’ont renover eux même (vraiment eux même, pas seulement choisir le carrelage et emmerder l’architectz, non ceux qui font de la plomberie, de la maçonnerie, de l’électricité…) ils ont besoin d’un salaire stable dans le couple. Alors les glandeurs qui arrêtent tout et font faire les travaux par des artisans… Bonne poilade chez les autochtones !!

  13. Alain90

    Bonjour et merci pour votre avis à ce sujet. Il est rassurant de voir qu’on s’y intéresse et que les perspectives ne sont pas que sombres, même si comme vous le dites, ça n’est pas toujours facile.  Je rame de mon côté depuis un an et demi mais à force d’obstination, et à 58 ans !! je viens enfin de décrocher un emploi dans les services à la personne en tant qu’assistant informatique. Je suis très indépendant, je bouge et j’ai un vrai contact avec les gens.

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