Un prothésiste a créé son laboratoire dans un village

Installé dans le sud durant des années, Laurent Masson, prothésiste dentaire a implanté son laboratoire dans un petit village du Calvados.

Après avoir travaillé à Toulon et vécu à Hyères quelques années, Laurent Masson 49 ans, prothésiste dentaire a décidé début 2009 de revenir en Normandie, sa région d’origine. « Là-bas, je manquais d’espace et il y avait beaucoup trop d’agitation pour moi », se souvient-il. Après avoir travaillé dans différents laboratoires normands, il décide de s’installer dans la maison de ses parents à Bernières-le-Patry qu’il aménage pour pouvoir s’installer à son compte en 2014. « Je voulais travailler dans de bonnes conditions et surtout, dans le cadre agréable et arboré de la vallée qui fait face à la maison ».

La qualité fabriquée à la campagne

Son laboratoire, SunProthèse, propose prothèses dentaires et orthèses, en particulier, un modèle qui permet de lutter contre les troubles du sommeil. “Je me suis beaucoup questionné sur le choix de l’implantation, mais après 7 ans d’activité, je constate que grâce à mon réseau initial et à ma reconnaissance professionnelle, j’ai développé une clientèle autant locale que nationale de professionnels de santé mais aussi de particuliers. Avec Internet et les moyens de distribution ultra-rapides, ce n’est pas un problème de travailler depuis la campagne.” Ce qui fait la différence face à une concurrence pourtant vive avec le Maghreb, l’Asie et le tourisme médical en Europe de l’Est : disponibilité, visibilité, mais aussi qualité de son travail et traçabilité des matériaux utilisés qui rassurent sa clientèle.

Je ne me sens pas seul !

Si Laurent Masson travaille seul, de la fabrication à la relation clientèle, il n’est pas isolé. « J’appartiens à un collectif. Je suis associé de Crescendo, une Coopérative d’activité et d’emploi (CAE) située à 25 km de la maison qui m’offre aide et support juridique, économique, social et humain. » Ce réseau de compétences est une structure collective qui permet de mutualiser les moyens administratifs et comptables. J’ai d’abord quitté la CAE après quelques mois et opté pour le statut d’entreprise individuel (EI) avant de me rendre compte que, dans un monde aussi complexe que le nôtre, seul, vous n’êtes rien. J’ai donc décidé de revenir et j’ai signé un contrat d’associé. Et je ne le regrette pas ! »

 

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