Au bout de cinq années d’exercice, les professionnels de la finance à qui l’on promettait monts et merveilles lorsqu’ils étaient étudiants déchantent souvent. De là à quitter le secteur ?Pierre LescoatNeoma Business SchoolPauline de BecdelièvreÉcole Normale Supérieure Paris-Saclay – Université Paris-SaclayShopify PartnersBurstfaçon dont sont souvent dépeintes les carrièresmonde de la financetradersne craignent pas de travailler de nombreuses heuresqualité de vieengagement environnementalJérôme Kerviel« engrenage »travauxsell-side
Essoufflés après cinq années de carrière dans la finance
« J’ai bien aimé l’équipe, l’ambiance, les tâches et c’est pour cela que j’en suis arrivé là. »
« Je me suis endormi à 1h du matin et me suis levé à 4h30, et je ne peux pas faire de sieste au travail. »
« Jusqu’à il y a un mois, mon manager payait une dame de 70 ans pour lui faire à manger… »
« L’employabilité a beaucoup changé, tu es beaucoup plus sur la défensive, on exige beaucoup plus de toi, il y a beaucoup plus de stress de réussite… »
désengagement de la compétition
« Peut-être que quand tu as des enfants, tu es moins investie, tu déjeunes moins souvent avec les clients, tu restes moins souvent le soir. »
Partir… pour rester ?
« Mon année sabbatique m’a donné un peu plus de recul par rapport à ce job. Elle m’a permis de comprendre plus pourquoi je l’ai fait et surtout pourquoi j’y suis retourné : c’est essentiellement parce que je ne sais pas ce que je veux faire, que ça ne nuit pas sur un CV et que ça paye bien »
« Ton boss, il est marié ? Comment tu veux qu’il garde une nana avec le travail qu’il fournit… »
« C’est beaucoup plus amusant qu’avant : je décide de mes horaires, de l’orientation à donner, des produits à développer, des sites clients à prioriser… C’est beaucoup plus intéressant ! »
Pierre LescoatNeoma Business SchoolPauline de BecdelièvreÉcole Normale Supérieure Paris-Saclay – Université Paris-SaclayThe Conversationarticle original