Chômage, démission… Comment quitter sa boîte et repartir du bon pied ?

Après un licenciement ou une démission, sans job, une petite déprime passagère guette qui peut parfois se transformer en dépression. Comment surmonter l’épreuve de la rupture de contrat, qu’elle soit choisie ou subie ?

Nombre de salariés se demandent s’il est fréquent de se sentir déprimé après un licenciement ou une démission. Même lorsqu’il s’agit d’une démarche volontaire, d’une envie de tourner la page due à une insatisfaction professionnelle et que le départ se déroule dans de bonnes conditions, une fin de contrat est souvent dure à digérer. Quitter un poste et se séparer de l’entreprise pour laquelle on a travaillé de longues années n’est pas sans conséquence. Au-delà du changement d’habitudes que cela implique, les turbulences ne manquent pas : perte identitaire, repères brouillés, blessure narcissique, peur du vide…

J’ai le cafard…

Tout comme la disparition d’un être cher, la perte d’emploi génère tristesse, angoisse et parfois colère. Le vague à l’âme survient parfois dès lors que la décision de quitter son poste est actée. Pour surmonter l’épreuve et en réduire les effets, il faut d’abord savoir repérer les éventuels signes avant-coureurs. Fatiguée, découragée, abattue, vous manquez d’énergie ? C’est un premier indice. Vous vous sentez impuissante ? Vous ne parvenez pas à vous concentrer ? Ce sont d’autres signaux. Vous allez devoir vous remotiver par tous les moyens. D’une part, pour éviter de perdre pied et d’autre part, pour avoir l’énergie de vous faire une place ailleurs. Difficile de se lancer dans de nouvelles aventures professionnelles sans faire le point et prendre le recul nécessaire. Pour vous y aider, n’hésitez pas à solliciter vos proches. Parler à vos amis peut vous aider à vous sentir mieux et à évacuer votre ressentiment. Faites part de vos doutes et angoisses, formulez vos questionnements sans retenue.

Tourner la page

L’appui des autres s’avère indispensable pour traverser cette période sensible. Entourée de personnes compréhensives, vous vous sentirez plus forte et retrouverez petit à petit la forme. Si la douleur persiste, il faudra peut-être consulter un professionnel. Pourquoi ne pas faire appel à un psychothérapeute ? Ce type d’accompagnement peut faciliter l’analyse de la situation et la compréhension de vos échecs, le cas échéant. Attention, une blessure professionnelle peut parfois révéler d’autres traumatismes dont il faudra tenir compte pour la suite. L’autre option consiste à se faire accompagner par un coach afin de mettre en place une stratégie et un plan d’action pour réussir à rebondir de manière constructive. C’est un bon moyen de concrétiser vos nouveaux projets.

Changez-vous les idées !

Second objectif : retrouver le moral. Ne perdez pas de temps. Pourquoi par exemple ne pas organiser une petite fête à l’occasion de votre départ. Déplacé ? Pas du tout. Vous manquiez de temps pour les activités qui vous tiennent à cœur. Rattrapez-vous ! Profitez-en pour aller au cinéma, visiter une expo ou vous inscrire à un cours de chant. En revanche, n’abusez pas d’Internet. Le risque : s’enfermer dans une bulle. En résumé, prenez l’air ! Chaque matin, faites-vous belle comme si vous alliez travailler, coiffez-vous, et si vous aimez ça, maquillez-vous. Profitez du temps dégagé pour faire du sport ou vous relaxer. Vous avez besoin qu’on vous écoute ? Faites preuve à votre tour d’empathie. Non seulement, cela vous changera les idées et vous aidera à relativiser votre situation, mais vous pourrez aussi vous concentrer sur des questions qui ne vous concernent pas forcément. Vous craignez de vous ennuyer, alors mettez-vous au service des autres, sans pour autant perdre de vue votre projet.

2 Comments

  1. Iris
  2. Aller sur site web

Leave a Comment