TPC : Comment se construit notre aptitude au
bonheur ? Le grand mystère du bonheur : alors qu’on en connaît
les recettes, comment se fait-il qu’on ne fasse pas le nécessaire ? Par
paresse, par défaitisme, parce qu’on pense qu’on n’y a pas droit ? C’est
un mélange de différents facteurs. Dans les études, on se rend compte que pour
moitié, les aptitudes au bonheur dépendent de nous, et l’autre moitié de notre
génétique et de notre passé. Il y a des prédispositions, des tempéraments qui
rendent plus aptes à savourer les bons moments que d’autres, plus dépressifs ou
tristes. Alors que ce soit inné ou précocement acquis, on arrive à l’âge adulte
avec des automatismes. Nos parents transmettent un modèle, qu’ils soient dans
l’un ou l’autre cas. Pour être réceptif aux petits bonheurs quotidiens, il faut
bien avoir vu des personnes se réjouir. Mais même avec son héritage génétique ou
éducatif, on a une marge de manœuvre. Bien doté, on peut même le gâcher comme
on gaspille un héritage financier ou, malgré le mince don reçu au départ,
augmenter nettement ses capacités à être heureux.
TPC : Peut-on avoir des soucis et se sentir quand
même heureux ? C'est une erreur de croire qu’on ne peut être heureux que
quand tout va bien dans sa vie. Même face à l’adversité ou la contrariété,
c’est important de s’accorder le droit d’être heureux et d’avoir une attitude
active. C'est comme le jardinage, on plante, on sème et au final, on a la
chance de récolter. Être dans l’attente passive ne favorise pas le bonheur. Les
soucis au travail n’empêchent pas d’être attentif à des rires d’enfants ou à un
parfum agréable. Au contraire. C’est là qu’on fait la différence entre les
personnes. Pendant que l’un dit qu’il ne peut se réjouir à cause d’un découvert
bancaire, l’autre considère que, quoi qu’il arrive, un bonheur pris est un
bonheur pris. On peut s’entraîner à muscler tout cela.
TPC : Et comment ? Par des exercices simples. Le soir en m’endormant,
j’essaie de penser à trois petits bonheurs du jour passé. Ça ne m’empêche pas
d’être soucieux après, ce n'est pas grave. Il faut aussi adopter le plus
souvent possible une posture de gratitude par rapport aux personnes qui nous
donnent du plaisir et laisser la juste place aux émotions négatives car on ne
peut pas empêcher d’être parfois en colère, triste ou inquiet.
"Dans les études, on se rend compte que pour moitié, les aptitudes au bonheur dépendent de nous, et l’autre moitié de notre génétique et de notre passé. Il y a des prédispositions, des tempéraments qui rendent plus aptes à savourer les bons moments que d’autres, plus dépressifs ou tristes.". Génétique??? Le bonheur - ou le malheur - dans les gènes, dans l'inné?! çà me rappelle une étude américaine d'il y a quelques années qui disait que le hoquet pouvait être génétique... Mais quelle hérésie!
Pour vous répondre, Jomig, il me semble que ce que veut souligner Christophe André, c'est que le bonheur se construit sur une somme de paramètres, et que contribue entre autres, et j'imagine pour une part plus ou moins importante selon les individus, un acquis génétique. Il n'y a pas sacrilège à le préciser. Un individu se constitue sur un construit social et culturel, certes. Mais ça ne peut se limiter à ça.
@Rachelzou : merci et n'hésitez pas à faire part de vos lectures à votre tour.
@Pascale : le rire, les amis, déjà moyens de vivre des moments de bonheur.
@Jomig : sans vouloir me mettre à la place de Christophe André, je rejoins Pierre sur le fait qu'il souligne des composantes. Je vous conseille de lire les ouvrages qu'il a écrit sur le sujet. Le propos vous apparaîtra peut-être de manière moins caricaturale. Quoi qu'il en soit, merci de votre commentaire et de participer au discussions.
@Pierre : pas mieux.
Pierre, le sujet était l'aptitude au bonheur. Je dis simplement que cette manie d'impliquer la génétique dans tout et dans rien (comme dans l'aptitude à .... la délinquance dans un passé récent) me ... gêne.
Commentaires
Merci beaucoup pour ce conseil lecture. je file acheter le bouquin.
Rire et entendre rire ses amis quand on oublie le temps d'une soirée que dehors il y a les loups!
"Dans les études, on se rend compte que pour moitié, les aptitudes au bonheur dépendent de nous, et l’autre moitié de notre génétique et de notre passé. Il y a des prédispositions, des tempéraments qui rendent plus aptes à savourer les bons moments que d’autres, plus dépressifs ou tristes.". Génétique??? Le bonheur - ou le malheur - dans les gènes, dans l'inné?! çà me rappelle une étude américaine d'il y a quelques années qui disait que le hoquet pouvait être génétique... Mais quelle hérésie!
Pour vous répondre, Jomig, il me semble que ce que veut souligner Christophe André, c'est que le bonheur se construit sur une somme de paramètres, et que contribue entre autres, et j'imagine pour une part plus ou moins importante selon les individus, un acquis génétique. Il n'y a pas sacrilège à le préciser. Un individu se constitue sur un construit social et culturel, certes. Mais ça ne peut se limiter à ça.
@Rachelzou : merci et n'hésitez pas à faire part de vos lectures à votre tour.
@Pascale : le rire, les amis, déjà moyens de vivre des moments de bonheur.
@Jomig : sans vouloir me mettre à la place de Christophe André, je rejoins Pierre sur le fait qu'il souligne des composantes. Je vous conseille de lire les ouvrages qu'il a écrit sur le sujet. Le propos vous apparaîtra peut-être de manière moins caricaturale. Quoi qu'il en soit, merci de votre commentaire et de participer au discussions.
@Pierre : pas mieux.
Pierre, le sujet était l'aptitude au bonheur. Je dis simplement que cette manie d'impliquer la génétique dans tout et dans rien (comme dans l'aptitude à .... la délinquance dans un passé récent) me ... gêne.