JE VEUX TOUT PLAQUER : 7 QUESTIONS À ME POSER AVANT DE DÉMISSIONNER

Votre boulot vous sort par les yeux. Vous rêvez de rendre votre badge, de fermer votre ordinateur et de ne jamais revenir. Mais avant de cliquer sur « envoyer » sur votre lettre de démission, sept questions méritent d’être posées. Pas pour vous dissuader de changer. Pour être sûr que c’est bien votre vie professionnelle que vous voulez changer.
Pexels – Connor Scott McManus

Il y a le moment où l’on se dit qu’on a besoin de vacances.

Et puis il y a celui où l’on se dit que même les vacances ne suffiront plus.

Le dimanche soir devient pesant. Le réveil du lundi matin, une épreuve. Les réunions semblent interminables, les missions absurdes, les journées trop longues. On regarde parfois les offres d’emploi en cachette, on imagine une autre vie, un autre métier, une autre ville.

Et un jour, la phrase arrive :

« J’en ai marre. Je vais tout plaquer. »

Elle peut être parfaitement justifiée.

Mais elle peut aussi être trompeuse.

Parce qu’entre avoir envie de partir et savoir ce qu’on veut construire à la place, il y a une différence.

Avant de démissionner, de changer de métier ou de vendre sa maison pour partir vivre ailleurs, voici sept questions à se poser.

1. Est-ce vraiment mon métier que je veux quitter ?

C’est la première question. Et peut-être la plus importante.

Vous détestez votre travail. Très bien. Mais qu’est-ce que vous détestez exactement ?

Votre métier ? Votre entreprise ? Votre patron ? Vos horaires ? Le salaire ? Les trajets ? L’absence de reconnaissance ? Le manque d’autonomie ? L’ambiance ? La pression ?

Parce qu’on peut être malheureux dans une entreprise sans être malheureux dans son métier.

Changer d’employeur peut parfois suffire.

Changer de statut aussi. Passer à temps partiel, travailler autrement, changer d’équipe ou prendre davantage d’autonomie peuvent parfois résoudre une partie du problème.

Avant de changer de vie, essayez donc d’identifier précisément ce qui vous donne envie de la changer.

C’est un vieux principe de la reconversion, mais il reste essentiel : l’insatisfaction peut venir du contexte professionnel plutôt que du métier lui-même.

2. Si je démissionne demain, je fais quoi lundi ?

Question volontairement brutale.

Imaginez que votre démission soit acceptée demain matin.

Vous êtes libre.

Et lundi ?

Si vous avez immédiatement une réponse — « je rejoins cette entreprise », « je commence cette formation », « je pars créer mon activité » — c’est une chose.

Si votre seule réponse est « je ne sais pas, mais je veux partir », ce n’est pas forcément un problème.

Mais c’est une information.

Elle signifie peut-être que vous êtes encore dans la phase où il faut explorer avant de décider.

Il n’est pas nécessaire d’avoir un business plan de 40 pages avant de bouger. En revanche, il est utile de savoir dans quelle direction regarder.

Car « je ne veux plus ça » n’est pas encore un projet.

C’est le début d’une réflexion.

3. Qu’est-ce que je veux retrouver ?

C’est la question inverse de la précédente.

Au lieu de chercher immédiatement un nouveau métier, demandez-vous :

Qu’est-ce qui me manque aujourd’hui ?

Du temps ?

De l’autonomie ?

Du contact humain ?

Du calme ?

De l’argent ?

Du sens ?

De la créativité ?

Du mouvement ?

Le sentiment d’être utile ?

Une meilleure séparation entre vie professionnelle et vie personnelle ?

Cette question peut réserver quelques surprises.

Vous pensez peut-être vouloir devenir artisan alors que vous avez surtout besoin de travailler davantage avec vos mains.

Vous rêvez de quitter Paris alors que votre problème est peut-être votre trajet quotidien.

Vous fantasmez sur l’entrepreneuriat alors que ce qui vous manque est simplement de pouvoir décider de votre emploi du temps.

Ne cherchez pas encore un métier. Cherchez d’abord les ingrédients de votre prochaine vie.

4. Est-ce que je fantasme une autre vie… ou est-ce que je l’ai testée ?

Ah, le piège du métier rêvé.

On connaît tous quelqu’un qui a « tout quitté pour ouvrir une maison d’hôtes en Bretagne ».

On imagine les volets bleus, les petits-déjeuners avec vue sur la mer et la liberté retrouvée.

Un peu moins les factures, les clients qui arrivent à 22 h 30, les week-ends travaillés et la comptabilité.

Même chose pour la reconversion, l’entrepreneuriat ou le départ à la campagne.

Une autre vie paraît toujours plus belle quand on la regarde de loin.

Alors, avant de sauter, testez.

Rencontrez quelqu’un qui exerce le métier.

Faites une immersion.

Suivez une formation courte.

Donnez quelques heures de votre temps à une association.

Développez une activité à côté.

Parlez à des personnes qui ont fait ce que vous envisagez.

L’objectif n’est pas de supprimer tout risque.

C’est de remplacer l’imagination par un peu de réalité.

5. Qu’est-ce que je suis prêt à perdre ?

C’est la question que l’on pose rarement.

On parle beaucoup de ce qu’une reconversion peut apporter.

Un métier plus intéressant.

Plus de liberté.

Une meilleure qualité de vie.

Mais tout changement implique aussi des renoncements.

Peut-être un salaire plus faible au départ.

Un statut moins confortable.

Davantage d’incertitude.

Une formation à financer.

Un temps de travail différent.

Un nouveau trajet.

Une période où l’on devra recommencer plus bas dans la hiérarchie.

Changer, ce n’est pas obtenir tout ce qu’on veut. C’est choisir les contraintes que l’on préfère.

Votre projet devient beaucoup plus solide lorsque vous savez ce que vous êtes prêt à accepter en échange de ce que vous espérez gagner.

6. Et si je me trompais ?

Voilà une question qui fait peur.

Et pourtant, elle mérite d’être posée.

Parce qu’une reconversion n’est jamais garantie.

Vous pouvez découvrir que le métier rêvé ne vous convient pas. Que la nouvelle région n’est pas celle que vous imaginiez. Que l’indépendance vous pèse. Que vos revenus baissent davantage que prévu.

Mais se tromper ne signifie pas nécessairement avoir échoué.

Un projet peut évoluer.

Une formation peut ouvrir une autre porte.

Une première expérience peut permettre de comprendre ce que l’on veut réellement.

L’important est de ne pas transformer votre premier choix en contrat à vie avec vous-même.

Vous avez le droit d’ajuster.

Vous avez même intérêt à le faire.

7. Que puis-je faire sans tout plaquer ?

C’est peut-être la meilleure question de toutes.

Parce qu’on imagine souvent le changement comme un interrupteur :

AVANT : ma vie actuelle.

APRÈS : ma nouvelle vie.

En réalité, le passage de l’un à l’autre peut être beaucoup plus progressif.

Une formation le soir.

Une activité parallèle.

Un projet associatif.

Un temps partiel.

Une mobilité interne.

Une rencontre.

Une immersion.

Un bilan.

Une première candidature.

Un week-end consacré à explorer une piste.

Le changement commence rarement par le grand saut. Il commence souvent par un petit déplacement.

Et ce petit déplacement permet de voir si l’on a réellement envie d’aller plus loin.


Alors, faut-il démissionner ?

Peut-être.

Mais pas forcément aujourd’hui.

Si votre travail vous rend malheureux, si vous avez envie de changer de métier depuis longtemps et si une piste sérieuse commence à se dessiner, votre envie mérite évidemment d’être prise au sérieux.

Mais si vous savez uniquement une chose — « je veux partir » — accordez-vous encore un peu de temps.

Pas pour vous convaincre de rester.

Pour comprendre vers quoi vous avez envie d’aller.

C’est précisément le rôle de Toutpourchanger.com : vous aider à explorer les différentes formes que peut prendre un changement de vie — reconversion, nouveau job, changement de région ou nouveau projet — sans vous vendre une recette miracle. Le site propose notamment des tests pour faire le point sur son envie de changer de vie, sa préparation à une reconversion ou son envie de changer de job.

Parce qu’au fond, la bonne question n’est peut-être pas :

« Est-ce que je dois tout plaquer ? »

Mais plutôt :

« Qu’est-ce que je veux vraiment changer, et quel est le premier pas que je peux faire dès maintenant ? »

Et celui-là, vous pouvez peut-être le faire sans même poser votre démission.

→ Faites le test : êtes-vous prêt à changer de job ?

→ Êtes-vous prêt pour une reconversion ?

→ Avez-vous vraiment envie de changer de vie ?

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