Après un lent déclin, le rural redevient accueillant, porté par la périurbanisation et rurbanisation. Une tendance accentuée par la pandémie. D’autant que l’espace rural accueille une diversité de réalités.
Clarisse Croset/UnsplashNicolas SenilUniversité Grenoble Alpes (UGA)etravaux de Pierre Merlin dans les années 1970ceux de Bertrand Hervieu
De l’exode rural…
pluriactivité est répandue« la fin des paysans »Paris et le désert françaispolitique d’aménagement du territoire redistributive
… à l’exode urbain !
Vers une transition rurale ?
migrations d’agrémentMichel Marié et Jean Viard
diversité de réalitéss’adapter à ce nouvel horizonà un nouvel âge de la dispersion
Nicolas SenilUniversité Grenoble Alpes (UGA)The Conversationarticle original
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Merci pour cette analyse. La ruralité se décline effectivement au pluriel avec des réalités variées : de nouveaux équilibres sont recherchés.
Investi depuis 30 ans dans un milieu rural à 950 m d’altitude, en Savoie, j’ai eu le plaisir de contribuer bénévolement à la restauration du patrimoine bâti (avec le concours de l’Etat et des collectivités) et de l’animer en créant un festival de musique (membre de France Festival) qui draine régulièrement un public urbain ou « rurbain » (plusieurs milliers d’entrées en 30 ans) alors que la population locale demeure « stable » numériquement : 70 habitants environ.
Les activités de la « ville », au cœur d’un bourg, sont à 8 km seulement en contrebas du village toujours aisément accessible par la route toute l’année (commerces, médecins, pharmacie, banque, école, collège, gare SNCF, Ehpad, espaces de loisirs : escalade, wake park, VTT, bornes de vélos électriques, baignade, etc).
A l’aube des années 2020, il y a sans doute de nouveaux enjeux à révéler avec des projets à imaginer. Je poursuivrai volontiers mon investissement à l’aube d’une quatrième décennie si des activités socio-économiques nouvelles contribuent au dynamisme de cet espace rural « endormi », à mi-chemin entre Chambéry et Albertville (40 mn env. de chaque ville). En accord avec la mairie du village, je propose un terrain constructible de 3500 m2, situé au chef-lieu, pour faciliter l’installation d’une activité pérenne : les élus souhaitent plusieurs logements (collectifs ou individuels) dans le respect du SCOT établi en 2020 (PLU en voie d’achèvement). S’agit-il de développer une activité touristique ? éducative ? culturelle ? patrimoniale ? toutes ces activités réunies dans un seul et même projet ? ou bien peut-on imaginer une autre branche économique sur un site numériquement équipé (en pleine crise sanitaire, un concert de l’Orchestre des Pays de Savoie fut diffusé en direct sur YouTube depuis le village).
Ce projet engendrerait l’aménagement du territoire et prouverait qu’après un long déclin (le village a hébergé plus de 600 habitants il y a quelques décennies), grâce à une Nature généreuse dans un environnement d’altitude privilégié (sites très prisés des randonneurs urbains ou « rurbains » en été comme en hiver) l’espace rural redevient très accueillant : le village est d’ailleurs très entretenu grâce au concours des habitants qui ont restauré le bâti dans le respect des traditions locales. La Mission Stéphane Bern dédiée au patrimoine a aussi financé un chantier de restauration de pâturages et un bâtiment dédié jadis à l’agropastoralisme en altitude.
Si ce projet d’aménagement retient votre attention, je suis à l’écoute de vos propositions.
Si des jeunes ou des moins jeunes sont intéressés par un « retour aux sources » avec un projet d’installation dans cet espace de plus de 3500 m2, je me tiens à leur disposition.