Votre métier est-il vraiment pénible ?

Vous vous sentez fatigué après votre journée de travail ? Vous avez des douleurs dans le dos ou dans les articulations ? Peut-être avez-vous un travail pénible qui occasionne ces douleurs et cette lassitude ? Mais qu’est-ce qu’un travail pénible ? Un travail considéré comme « non pénible » peut-il quand même être « pénible » ?Welcomia / ShutterstockHubert JaspardÉcole des hautes études en santé publique (EHESP) – USPCétude

  1. cuisiniers
  2. employés et agents de maîtrise de l’hôtellerie et de la restauration
  3. aides-soignants
  4. métiers de bouches (boucher, charcutier, boulanger)
  5. employés de banque/assurance
  6. ouvriers non qualifiés de la mécanique
  7. ouvriers qualifiés des travaux publics, du béton et de l’extraction
  8. ouvriers non qualifiés du second-œuvre du bâtiment
  9. infirmiers/sages-femmes
  10. agents de gardiennage et de sécurité.

Ce que dit la loi

ordonnance n°2017-1389 du 22 septembre 2017

  • Les contraintes physiques marquées : il s’agit des métiers avec de la manutention (1), des métiers soumis à des vibrations (2) ou qui nécessitent une posture pénible (3) ;
  • l’environnement physique agressif : l’exposition aux agents chimiques dangereux, y compris les poussières et les fumées (4), les activités exercées en milieu hyperbare (5), les températures extrêmes (6) et le bruit (7) ;
  • certains rythmes de travail : on parle ici du travail de nuit (8), le travail en alternance (les fameux 3/8) (9) et enfin les gestes répétitifs (10).

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Observatoire des seniors

Intégrer la notion de « bien-être »

  • Modèle « situation de travail tendue » ou « job train » de Karasek : le questionnaire issu de ses travaux est l’un des outils les plus connus pour évaluer les facteurs de risques psychosociaux. Il permet de mettre en évidence que le déséquilibre entre de fortes exigences et un manque d’autonomie, appelé « job strain » (« situation de travail tendue »), est un facteur de stress. S’il permet dans certains cas d’identifier les facteurs de risque propres à un contexte de travail donné, il n’est pas adapté à toutes les situations. Ainsi, les employés et les femmes sont plus exposés à la tension au travail.
  • Modèle du « déséquilibre efforts/récompenses » de Siegrest : il repose sur la distorsion pouvant exister entre l’effort requis pour un travail et la reconnaissance ou la récompense. Rappelons-nous ce devoir réalisé avec sérieux, volonté et rigueur élevés, mais qui ne vaudra de la part de notre professeur un commentaire succinct : « c’est médiocre ! » Le sentiment de reconnaissance/non reconnaissance est donc un facteur fort de bien-être/mal-être.
  • Théorie de la justice organisationnelle de Greenberg : ce concept est utilisé pour décrire le rôle de l’équité quand elle est directement liée au monde du travail. Il repose sur le sentiment de chaque salarié par rapport à son collègue : suis-je aussi bien payé que lui, suis-je autant reconnu, ma charge de travail est-elle la même ? Un sentiment d’inéquité influe alors négativement sur la perception du salarié et sur son bien-être.
  • Le sentiment d’insécurité au travail : un arrêt de la Cour de cassation de 2010 rappelle la responsabilité des employeurs qui découle de l’obligation de sécurité. Cela traduit la reconnaissance du lien direct pouvant exister entre le sentiment d’insécurité aux causes diverses (relations avec des clients agressifs et violents, incertitudes sur sa situation personnelle).

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