La relation au travail change. Peut-être est-ce le fruit de la crise de confiance vis-à-vis du monde du travail ? Crise dont l’origine remonte bien avant le choc financier de la fin des années 2000. En conséquence, on aspire aujourd’hui à prendre les commandes de sa trajectoire professionnelle. D’autres vont même jusqu’à chercher de nouveaux moyens de gagner leur vie.stress au travail« Circulez, y a rien à voir ! »meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelleFunemployment ?
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Voir le chômage du bon côté
Profiter de la crise pour changer de vie
2 mars 2010
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@Gaëlle : pour avoir vécu tout gamin le chômage de mon père pendant une période de plus de deux ans suite à la fermeture de l’entreprise dans laquelle il travaillait, j’ai une conscience assez aigüe de ce qu’entraîne une période comme celle-là dans la vie d’une famille. En 1979, en plus de la difficulté à rebondir à 45 ans, la honte s’abattait sur ceux victimes d’un licenciement. Nous n’étions pas encore conscients que, quelques décennies plus tard, des millions de personnes seraient concernées.
Cette expérience m’a convaincu d’une chose, il fallait que je fasse le maximum (pas toujours possible je le sais) pour avoir la main sur mon cheminement professionnel. C’est pourquoi j’inscris Toutpourchanger.com dans cet esprit.
La souffrance au chômage, on en parle, beaucoup la vivent. Ici, j’ai envie de mettre en avant un autre message, qui ne gomme ni les conséquences dramatiques, ni la difficulté à rebondir. Je tiens à continuer dans cet état d’esprit, à montrer qu’il existe parfois une autre voie et qu’on peut tenter de tirer parti d’une telle situation. Sans pour autant que l’angoisse du lendemain ne s’efface. Et je vous remercie jomig de le souligner grâce à votre témoignage.
Merci Gaëlle et jomig de vos commentaires en or. 😉
Après 32 ans, d’une part j’avais fait le tour de ma fonction et savais que je ne pouvais espérer aller plus haut (pour cause de gens déjà en place, deuxio j’étais harassée par les contraintes et la production à tout prix, et… la politique politicienne dans l’entreprise. Je suis donc au chomage depuis un an, j’ai eu deux projets et assez rapidement je me suis aperçue que ce n’était que des « fantasmes ». J’ai 57 ans, je suis une femme, et je retourne vivre définitivement en Bretagne, donc… à moins d’un miracle, je pense que je ne retrouverai pas de travail. J’ai finalement fait mienne l’idée de ne plus travailler. Je n’ai déjà plus le même niveau de vie qu’avant, je l’aurai évidemment de moins en moins je le sais, notamment à la retraite. Alors, j’apprends à me « désencombrer de l’inutile » et m’ouvrir de plus en plus à ce que j’aime (la nature notamment), à ceux que j’aime, et… à MOI (lecture, écriture, développement personnel, curiosité, sieste…) !! Je suis plus tranquille, enfin je suis honnête avec moi-même et la vie. Cela peut être douloureux, car certaines personnes ne le comprennent ni ne l’admettent, mais je suis fière de moi, je me re-trouve! Ce qui ne m’empêche pas de penser à ceux qui subissent le chomage ou la précarité, et donnant du temps aux assoces (pas encore assez, mais quand j’aurais déménagé, fin Mars, je ferai plus et mieux).
Ton billet me fait penser à un livre très intéressant « Remettre le travail à sa (juste) place » écrit Catherine Viot avec la collaboration de Luce Janin-Devillars dont j’avais parlé sur mon blog et qui montre que le rapport au travail évolue et les différentes façons dont les personnes au cours de leur vie font évoluer leur trajectoire professionnelle.
En revanche, je ne suis pas sûre qu’une période de chômage soit tjrs la meilleure période pour changer. Bien sûr, elle peut servir de déclencheur, d’électro-choc, de « bon » prétexte pour évoluer. Je connais des personnes qui en ont profité pour se former (dont moi !), pour faire un bilan de compétences, voire se reconvertir. Ceci étant, il me semble que le chômage reste une période de fragilisation pour beaucoup de personnes. C’est une situation inconfortable, déstabilisante et dans ce sens, pas toujours propice pour un changement important qui demande de l’énergie, de l’optimisme, etc. C’est pour cela que penser et préparer un changement lorsque l’on est en poste peut être plus « confortable ».
Quant au phénomène du funemployement, il me semble (comme tu le soulignes d’ailleurs) réservé à une toute petite minorité qui peut se permettre de vivre le chômage comme une période plaisante et enrichissante…Ponctuellement, peut-être, mais globalement cela reste une étape difficile et souvent ingrate. Enfin, c’est mon humble avis !