Vous savez seulement une chose : vous ne voulez plus continuer comme ça. Votre travail vous ennuie, vous fatigue ou ne vous ressemble plus. Mais lorsqu’on vous demande ce que vous aimeriez faire à la place, vous n’en avez aucune idée. Pas de panique : une reconversion ne commence pas forcément par un nouveau métier. Elle commence souvent par une meilleure connaissance de soi.
Pexels – Andrea Piacquadio
« Qu’est-ce que tu voudrais faire à la place ? »
C’est probablement la question la plus déstabilisante lorsqu’on annonce autour de soi qu’on veut changer de métier.
Parce que la première partie est parfois très claire : je n’en peux plus de mon boulot. Le lundi matin devient difficile, les journées se ressemblent, le sentiment d’apprendre ou de progresser a disparu. On ne se reconnaît plus dans son entreprise, son secteur ou même dans le métier qu’on avait pourtant choisi quelques années plus tôt.
Mais pour la suite… mystère.
Avocat ? Infirmier ? Artisan ? Professeur ? Photographe ? Maraîcher ? Indépendant ? Fonctionnaire ? Rien de tout cela ?
Ne pas savoir n’est pas un problème. C’est même une situation beaucoup plus fréquente qu’on ne l’imagine.
Et surtout, cela ne signifie pas qu’il faut attendre d’avoir trouvé « le métier idéal » pour commencer à bouger.
Première question : qu’est-ce que je veux vraiment quitter ?
Avant de chercher son prochain métier, il peut être utile de s’arrêter sur le précédent.
Qu’est-ce qui ne vous convient plus exactement ?
Le métier lui-même ? Votre entreprise ? Votre manager ? Les horaires ? Le salaire ? Le trajet ? Le manque d’autonomie ? La pression ? Le fait de travailler seul ? Au contraire, le fait d’être constamment entouré ? L’impression de ne servir à rien ? Ou simplement la sensation de faire la même chose depuis dix ans ?
La distinction est importante.
Car changer de métier ne résoudra pas nécessairement un problème qui vient de vos conditions de travail.
Si ce sont les horaires qui vous épuisent, passer de comptable à graphiste ne changera peut-être pas grand-chose. Si vous ne supportez plus votre hiérarchie, le problème n’est peut-être pas votre profession. Et si vous avez surtout besoin de retrouver du temps pour vous, une reconversion complète est peut-être une réponse disproportionnée.
Commencez donc par faire deux listes :
Ce que je ne veux plus.
Ce que je voudrais davantage.
La seconde est souvent la plus intéressante.
Et si vous cherchiez d’abord des conditions de travail ?
Lorsqu’on réfléchit à une reconversion, on se précipite facilement sur les fiches métiers.
« Quel métier recrute ? »
« Quel métier est bien payé ? »
« Quel métier permet de travailler à distance ? »
Mais la bonne question pourrait être tout autre :
« Dans quelles conditions ai-je envie de travailler ? »
Voulez-vous davantage de liberté ? De contact humain ? De créativité ? De mouvement ? De concret ? De responsabilités ? De sécurité ? D’autonomie ? Des horaires réguliers ? Au contraire, de la souplesse ?
Cette étape permet de faire apparaître des directions plutôt que des métiers.
Par exemple, quelqu’un qui dit « je veux quitter mon métier pour travailler dehors » ouvre beaucoup plus de possibilités que quelqu’un qui cherche immédiatement « quel métier faire à 42 ans ? ».
Et quelqu’un qui dit « je veux continuer à utiliser mon expertise, mais ne plus passer mes journées en réunion » n’a peut-être pas besoin de changer complètement de métier.
Il lui faut peut-être changer de manière de l’exercer.
Votre CV ne raconte pas toute votre histoire
Autre piège : réduire ses compétences à celles inscrites sur son CV.
Vous êtes commercial ? Vous savez vendre.
Vous êtes assistante administrative ? Vous savez organiser.
Vous êtes ingénieur ? Vous savez résoudre des problèmes.
Mais derrière ces intitulés se cachent quantité d’autres compétences.
Vous avez peut-être appris à négocier, expliquer, convaincre, écouter, gérer un conflit, former des collègues, organiser un événement, bricoler, écrire, prendre la parole devant un groupe, tenir un budget, travailler avec vos mains ou gérer un projet de A à Z.
Et il y a aussi tout ce que vous faites en dehors du travail.
Une association dans laquelle vous êtes engagé ? Un jardin que vous entretenez ? Une passion pour la mécanique ? Des enfants dont vous organisez la vie quotidienne ? Un loisir devenu suffisamment sérieux pour que vos proches vous demandent régulièrement conseil ?
Votre parcours ne se résume pas à votre intitulé de poste.
C’est justement pour cette raison qu’un bilan personnel peut être aussi utile qu’une recherche de métier.
Ne cherchez pas tout de suite « le métier de votre vie »
C’est peut-être le conseil le plus libérateur.
Vous n’avez pas besoin de trouver aujourd’hui ce que vous ferez jusqu’à votre retraite.
Vous avez besoin de trouver la prochaine étape qui vous correspond davantage.
Une reconversion peut d’ailleurs être progressive.
Tester une activité à côté de son emploi. Faire une formation courte. Rencontrer des professionnels. Passer quelques jours en immersion. Faire du bénévolat. Prendre un congé de formation. Se renseigner sur un secteur auquel on n’avait jamais pensé.
L’objectif n’est pas de prendre une décision spectaculaire.
C’est de remplacer le fantasme par l’expérience.
Parce qu’entre « je rêverais d’être artisan » et « j’ai passé trois jours dans un atelier », il y a un monde.
Et parfois, ces quelques jours suffisent à confirmer une envie.
Ou à l’abandonner.
Les deux sont de bonnes nouvelles.
Alors, êtes-vous vraiment prêt à vous reconvertir ?
Avant de refaire votre CV, de vous inscrire à une formation ou de poser votre démission, prenez donc un peu de temps pour faire le point.
Votre envie de changer est-elle ancienne ou récente ?
Est-ce votre métier qui ne vous convient plus, ou votre façon de travailler ?
Avez-vous déjà une idée de ce que vous aimeriez faire ?
Qu’est-ce qui compte le plus pour vous aujourd’hui : le salaire, le temps, le sens, la liberté, la sécurité, l’intérêt du travail ?
Et surtout : êtes-vous prêt à accepter les contraintes qui vont avec votre nouvelle vie ?
Car une reconversion réussie ne consiste pas à passer d’un métier que l’on déteste à un métier que l’on imagine parfait.
Elle consiste souvent à faire un choix plus lucide : accepter certaines contraintes en échange de quelque chose que l’on juge plus important.
Et si votre première étape était simplement… un test ?
C’est justement le rôle des nouveaux tests proposés par Toutpourchanger.com : vous aider à mettre des mots sur cette envie de bouger avant de prendre une décision.
Vous ne savez pas si vous avez réellement envie de changer de vie ? Vous hésitez à vous reconvertir ? Vous vous demandez si vous êtes prêt à changer de job ?
Commencez par répondre à quelques questions.
Ce n’est pas un test qui décidera de votre avenir.
Mais c’est peut-être une bonne façon de commencer à vous poser les bonnes questions.
Parce qu’une reconversion ne commence pas forcément par :
« Voilà le métier que je veux faire. »
Elle peut commencer beaucoup plus simplement par :
« Voilà ce que je ne veux plus. Et maintenant, qu’est-ce que j’aimerais construire à la place ? »
→ Je fais le test : ai-je vraiment envie de changer de vie ?→ Je teste mon envie de reconversion→ Suis-je prêt à changer de job ?Là encore, commencez par quelques questions.
Ces tests ne prétendent évidemment pas décider à votre place. Leur rôle est plutôt de fournir un premier miroir, de faire émerger des pistes et, pourquoi pas, de mettre des mots sur une envie encore un peu confuse.
Pas besoin de tout plaquer
C’est peut-être la chose la plus importante à retenir en cette rentrée.
Changer de vie ne signifie pas forcément recommencer sa vie.
Il peut s’agir d’un grand virage comme d’un petit déplacement. Une formation. Un nouveau métier. Une entreprise différente. Quelques jours de télétravail. Un déménagement. Un projet longtemps repoussé. Une activité à côté. Ou simplement une décision : consacrer davantage de temps à ce qui compte vraiment.
Il n’existe pas de mode d’emploi universel.
Il existe en revanche des parcours. Des gens qui ont osé. D’autres qui ont renoncé. Certains qui sont partis et revenus. Des reconversions réussies et des projets qui ont changé de forme en cours de route.
C’est aussi cela, Toutpourchanger.com : regarder ce qui se passe réellement quand on décide de bouger. Les réussites, les doutes, les erreurs, les bonnes surprises et les questions auxquelles on ne pense pas forcément avant de se lancer.
Alors, avant que septembre ne reprenne définitivement ses droits, prenez cinq minutes.
Pas pour décider de votre avenir.
Juste pour vous demander ce que vous aimeriez voir changer dans votre vie.
Et si cette rentrée était le bon moment pour commencer à chercher la réponse ?
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