Surmenage, stress, pression, burn-out… dites stop !

bon-temps©toutpourchanger.comQuand contraintes professionnelles et emploi du temps surchargé prennent le pas sur le reste, vous pouvez agir. toutpourchanger.com donne les clés pour ne plus se perdre dans une vaine agitation, reprendre la main et gagner les espaces de liberté qui font défaut. Et si vous profitiez de l’été pour changer vos habitudes ?

Bébé dans les bras à consoler, téléphone dans une main pour répondre à un client, lecture du mail de la cousine Jeanne qui organise l’anniversaire de la grand-mère, et ce soir, un rapport à terminer pour demain matin… Ces temps qui composent la vie se chevauchent tellement qu’on ne parvient parfois plus à faire la différence. Sans compter le nomadisme professionnel rendu possible par les technologies toujours évolutives… équipé jusqu’aux dents, on vous sollicite à tout bout de champ. Vous n’échappez à aucune information mineure ni à la question la plus insignifiante. Et si vous ne répondez pas dans le quart d’heure, on s’en inquiète. Du coup, non seulement votre travail vous suit partout mais il entre en force dans la maison.

A qui la faute ?

Photo Gérard Rodach EOS 241007 (1) LLes entreprises ne s’y trompent d’ailleurs pas. Elles équipent de plus en plus leurs salariés pour qu’ils soient constamment joignables. Plus moyen de décrocher. « Je sens les managers de plus en plus dans l’urgence, explique Gérard Rodach (photo ci-contre), auteur du livre Mieux gérer ses priorités et son temps. Il faut les aider à gérer leurs priorités car ils ont du mal à le faire. » Une évolution qu’il justifie notamment par la baisse des effectifs dans les entreprises et la tendance à supprimer les échelons intermédiaires de leur organisation. Cependant, pour lui les torts sont partagés. Nombre d’entre nous se vantent même d’être plus efficaces dans l’urgence. « Cette frénésie donne aux cadres le sentiment d’être dans la course, note-t-il. En conséquence, s’ils n’anticipent pas leur développement ou leurs objectifs, ils sont comme des écureuils qui tournent à toute vitesse dans leur cage. » Belle image.

Toujours plus vite

Sommes-nous définitivement entrée dans l’ère de l’urgence à tout prix ? Carl Honoré, auteur de l’ouvrage Eloge de la lenteur écrit : « Le problème est que notre amour de la vitesse, notre obsession d’en faire toujours plus en moins de temps ont passé les bornes. Elle s’est transformée en dépendance, en sorte d’idolâtrie. » Et ceux qui se trouvent exclus de cette course font presque figure de marginaux. Quant aux autres, ce rythme effréné génère chez eux de nombreuses souffrances : surmenage, manque de sommeil, stress, surpoids, surconsommation d’excitants (alcool et même parfois amphétamines et cocaïne) et autres facteurs de risques pour la santé. En réaction, certains adoptent une nouvelle philosophie : la lenteur. Constat : savoir être lent quand il faut se révèle être un formidable atout pour l’efficacité. En librairie, nombre d’ouvrages nous incitent à ralentir, voire à ne pas travailler.

A la maison aussi

Charline LicetteMais cette cavalcade concerne aussi la sphère personnelle. « La vie se déroule à un régime d’enfer, constate Gérard Rodach. On cumule tout un tas d’activités. Avant on s’usait au travail et on se reposait en rentrant chez soi. À présent, les obligations du privé font que le rapport est quasi inversé. » Certains n’hésitent pas à s’ajouter constamment des tâches ou font preuve d’un perfectionnisme excessif pas toujours indispensable. « C’est inépuisable car il y a toujours des choses à faire ! », s’amuse-t-il. Charline Licette (photo ci-contre), formatrice en efficacité personnelle et auteure de l’ouvrage Apprendre à gérer son stress, rebondit : « Cette idée de performance est une manière de donner l’illusion qu’on est capable de tout faire parfaitement. »

Faites une pause !

La faute au boulot, certes, à l’excès d’activités extra-professionnelles aussi, mais pas seulement. « On fait énormément de choses, mais on se plaint car on a le sentiment de faire beaucoup pour les autres, de chercher constamment à faire plaisir et finalement de se faire voler du temps », continue-t-elle. Rappelez-vous ce temps béni de l’enfance où vous pouviez rêvasser sur votre lit. Et bien, même la jeunesse d’aujourd’hui a de moins en moins droit à ce qui est presque devenu un luxe. De jeux vidéos en activités culturelles ou sportives, pas le temps de penser, pas le temps de se poser, on rationalise à tous les étages. Est-ce une fatalité ?

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