« Slasher » ou l’art de cumuler jobs et statuts

slasheurPour gagner en autonomie et échapper à l’ennui, certains décident d’exercer deux ou trois métiers ou de jongler avec différents statuts. En langage média, on appelle ça des « slasheurs ». Vous aussi, devenez un pro du zapping professionnel !

S’il est possible d’explorer d’autres pistes que le CDI pour décrocher un job, on peut aussi opter pour le cumul d’activités ou de statuts et devenir un « slasheur ». D’où provient ce terme sorti récemment du chapeau des médias ? Du signe slash, la barre oblique (/) de l’ordinateur qu’on utilise pour séparer différents éléments. Autre expression pour nommer ce type de cumul professionnel : le « multi-tasking ». Il n’existe pas d’équivalent en français hormis le mot multitâche qui veut dire la même chose, mais en moins anglais.

Pas si original que ça

Avant d’être une tendance, c’est surtout une piste pour rebondir. D’ailleurs, est-ce vraiment un phénomène nouveau ? Bien des agriculteurs « slashent » depuis longtemps sans même le savoir ! Gérer des hébergements touristiques type chambre d’hôtes ou table d’hôtes en plus d’activités agricoles multiples, n’est-ce pas aussi un type de cumul. Bref, on indique fréquemment que les adeptes de ces nouvelles formes de travail ont entre 25 et 35 ans. Pourtant, cela n’est pas réservé aux trentenaires, ni même aux CSP+ (catégories socioprofessionnelles supérieures), genre cadre sup’ même s’ils sont souvent plutôt diplômés. Parmi les activités exercées, l’une d’entre elles est souvent liée à une passion : création, artisanat, paysage, environnement, humanitaire… Mais ce n’est pas obligatoire non plus.

Choisir de ne pas subir

Choisir le cumul d’activités se révèle souvent stratégique. Beaucoup d’entre nous ont renoncé à l’idée du plein emploi ou fuient la mainmise d’une hiérarchie étouffante, insupportable au quotidien. D’autres recherchent variété et mouvement. En cumulant ainsi, ils parviennent à mener de front plusieurs carrières, l’une répondant à leurs aspirations profondes, l’autre permettant d’atteindre l’équilibre économique. Pour ne pas mettre tous leurs œufs dans le même panier, ils surfent entre salariat, indépendance, auto-entrepreneuriat, intermittence, droits d’auteur… et même faire quelques placements financiers sur Binck.fr. N’en jetez plus ! Ils sont comptable et conteur, traducteur et musicien, consultant marketing et photographe ou assistant maternel et illustrateur. Pour eux, c’est aussi le moyen d’associer travail et plaisir et de s’assurer le maximum d’autonomie.

Devenir un « slasheur » sachant « slasher »

Pourquoi en effet ne pas savourer la sécurité qu’offre le salariat grâce à un temps partiel tout en cumulant avec des missions ponctuelles. Cette formule permet par exemple de multiplier les relations et les styles de missions. Sachez néanmoins que cela implique souvent des horaires à rallonge. Dilettantes, passez votre chemin ! Pour garantir un minimum d’activités, il faut multiplier les contacts ou les démarches par le nombre de métiers exercés. Indispensable donc de bien gérer son emploi du temps pour que l’activité qui rapporte le plus n’empiète pas sur celles qui tiennent vraiment à cœur. Pour cela, balisez clairement des plages horaires. Enfin, prenez soin de ne pas trop brouiller les cartes afin que vos interlocuteurs s’y retrouvent. Il suffit de bien délimiter vos différentes missions. Utilisez par exemple plusieurs adresses mail ou rédigez plusieurs CV en fonction de vos quelques casquettes. C’est un peu plus de travail, mais quand on aime, on ne compte pas.

2 commentaires

  1. Sophie

    Bonjour,
    la langue française a bien un équivalent: on trouve en effet les termes « pluriactif » et « pluriactivité », On l’utilise pour parler par exemple des bergers ou aide-bergers qui s’occupent de veiller sur les animaux du printemps à l’automne et qui l’hiver exerce un autre chose selon les besoins économiques de la vallée.

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