Formation continue pour adultes : se lancer en toute connaissance de causes

Beaucoup d’actifs mûrissent le projet de partir en formation longues plusieurs années après avoir interrompu leurs études, une démarche synonyme d’avancée personnelle et d’épanouissement, mais aussi de travail et de contraintes.

Photo by Matthew Henry from Burst

Ajouter une corde à son arc, se perfectionner, évoluer, changer d’employeur, se reconvertir… les avantages de la formation ne manquent pas. Et les questions non plus : quel niveau d’investissement requiert-elle ? Quelles sont les contraintes horaires ? Les cours ont-ils lieu le samedi matin ? Doit-on travailler chez soi ? Serai-je à la hauteur ? Interrogations légitimes qui ne pèsent toutefois pas complètement les conséquences réelles sur la vie personnelle, familiale, sociale et professionnelle. Pas simple de reprendre ses études.

Une superposition de contraintes

Pour parvenir à ses fins, il va donc falloir réussir à concilier vie familiale, vie personnelle et, le cas échéant, vie professionnelle avec la formation. Les efforts nécessaires aux apprentissages ne constituent pas la seule contrainte. Beaucoup ne mesurent pas l’impact sur l’organisation de leur vie privée. Quand l’arbitrage entre la formation et les autres activités n’a pas été envisagé, ils découvrent que tout n’est pas compatible. S’ajoutent à cela la mobilité géographique imposée à bon nombre de personnes en formation et le temps de transport que cela induit. Un équilibre difficile à trouver car il faut apprendre à gérer son temps, organiser son travail, s’aménager des créneaux mais aussi ménager des plages de temps personnel. Attention à la vie de couple!

Pour ne pas se planter

La reprise d’études peut entraîner d’autres inconvénients de taille comme d’éventuelles dépenses supplémentaires ou une baisse de rémunération. Malgré la volonté d’acquérir une promotion sociale ou professionnelle et une forte détermination à dépasser les obstacles, les efforts à produire peuvent s’avérer insurmontables et amener certains à abandonner en cours de route. Pour résister au choc, il faut anticiper les efforts qui seront à produire : écoute, travail hors cours, lecture, etc. Les plus angoissés des candidats adoptent parfois une attitude trop scolaire ; rédigent des fiches mnémotechniques; se noient sous la documentation et la lecture jusqu’au moment où ils perçoivent leur légitimité dans le cursus. C’est souvent ce qui les sauve. Autre conseil : optez pour le moyen le plus approprié de réactiver les processus d’apprentissage parfois en sommeil. Pour remettre sa tête en marche, le choix du cursus doit être guidé par la recherche d’adéquation entre qui on est et les modes pédagogiques proposés: formation à distance, alternance, parcours universitaire ou cours du soir.

Le projet d’abord !

On doit préparer sa recherche de formation en fonction des effets attendus à son issue : évolution de poste au sein de l’entreprise ou changement d’employeur, création d’activité. Néanmoins, si la formation s’avère synonyme de changement, c’est surtout une porte vers la reconversion professionnelle. Une des clés de réussite consiste donc à bien préciser son projet de reprise d’étude. Pour garantir la pertinence de la formation et multiplier les chances de décrocher la qualification visée, il faut l’inscrire dans un objectif très global. Les personnes qui ont un projet bien ficelé ont plus de chance d’aller jusqu’au bout de leur cursus. C’est pourquoi, la décision de se former ne se prend pas sur un coup de tête.

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