Pas simple pour beaucoup de décrocher un emploi durable aujourd’hui, en particulier quand on a plus de 50 ans. En guise de solutions, certains optent pour d’autres formes de travail : télétravail, portage salarial, intérim, temps partiel… Nombre de pistes permettent de travailler en dehors du salariat classique et de rebondir. En outre, entre temps partagé, multi-employeur et pluriactivité, de nouveaux modes de collaboration en entreprise voient le jour. « Seuls un tiers des salariés français travaillent aujourd’hui en CDI (contrat à durée indéterminée), de 9h à 17h, du lundi au vendredi », m’expliquait Christelle Capo-Chichi, auteure de "Travailler autrement" (Ed. Vocatis), lors d’une interview. Et même si le CDI, contrat dont beaucoup rêvent encore, a encore de beaux jours devant lui, il ne concerne plus qu’à peine la moitié des actifs de l’Hexagone.

Télétravail : un atout en termes de productivité

Parmi les nouvelles formes de travail qui permettent de décrocher un job : le télétravail. Moins développé qu’en Europe du Nord ou aux États-Unis, il n’en est pas moins promis à un avenir radieux. En effet, d’après l’étude menée par Citrix, fournisseur de services pour favoriser le travail en tout lieu, 72 % des salariés français confirment que le télétravail a valeur d’argument dans la recherche d’un emploi. Mais on se montre toujours réticent en France car beaucoup considèrent à tord qu’on travaille mieux dans un bureau qu’au sein de l’entreprise. Cela semble tout de même changer puisque d’après l’étude, 88 % des petites et moyennes entreprises sondées pensent que c’est « un atout en termes de productivité ».

Intérim : 20 % d’embauches à l’issue d’un contrat

Autre forme de collaboration plus traditionnellement explorée : l’intérim. C’est un bon moyen de contourner les difficultés rencontrées dans les démarches de recherche d’emploi. Les méthodes de recrutement du travail temporaire reposant avant tout sur les compétences, ce sont les agences qui valident les profils sans tenir compte des questions liées à l’origine, au sexe ou à l’âge par exemple, facteurs fréquents de discrimination. Autre argument de poids en faveur de l’intérim : une mission peut servir de période d’essai. On estime à 20 % les embauches réalisées à l’issue d’un contrat. Par ailleurs, il arrive que les réseaux d’intérim recrutent directement en CDI.
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